Les 5 étapes pour mettre en place une stratégie RSE dans son entreprise


Les 5 étapes pour mettre en place une stratégie RSE dans son entreprise

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est désormais un enjeu central pour les entreprises.

Qu’il s’agisse d’une démarche volontaire ou répondant à des obligations réglementaires, il est parfois difficile de structurer une stratégie RSE et de l’animer au quotidien.

La RSE concerne les entreprises de toute taille (TPE, PME, ETI) et de tout secteur d’activité. La moitié des PME-ETI déclarent mener une démarche RSE, et pourtant seulement 25% ont mis en place un véritable plan d’action RSE structuré, d’après Bpifrance.

Vous êtes en réflexion et avez besoin de conseils concrets pour passer à l’action ? Que vous soyez salarié·e, manager, dirigeant·e ou entrepreneur·e, vous pouvez prendre en main le sujet de la RSE.

Découvrez les 5 étapes pour mettre en place une stratégie RSE dans votre entreprise.

Vous verrez que la RSE est accessible quel que soit le niveau de maturité de votre entreprise sur le sujet. Elle se développe comme un projet classique, bien qu’il existe quelques spécificités propres à la RSE.

Dans un premier temps, vous allez définir le cadre et les grandes lignes de votre démarche RSE. Cette étape préalable sera indispensable pour prendre la bonne direction et identifier les pratiques qui seront adaptées à votre entreprise.

Faites d’abord le point sur le « pourquoi » de votre stratégie RSE.

Quelles sont les raisons qui vous poussent à intégrer une stratégie RSE ? Est-ce que vos clients sont demandeurs d’informations à ce sujet ? Est-ce que vos concurrents affichent des engagements sociaux et environnementaux ?

Vous pouvez également commencer à vous projeter : qui a pris l’initiative de mettre en place cette démarche ? Qui va piloter la démarche ? Qui allez-vous impliquer en interne, en externe ?

Enfin, posez-les bases de votre démarche RSE à l’instant T, sans pour autant rentrer dans une démarche de diagnostic qui aura lieu dans un second temps. Il sera toutefois important à ce stade de balayer vos engagements : votre entreprise a-t-elle défini sa vision ? Ses valeurs ? Avez-vous déjà entrepris une démarche RSE par le passé ?

💡 Le conseil pratique :

  • Rédigez une note d’intention ou une note de cadrage de votre stratégie RSE en reprenant les questions ci-dessus.
  • Organisez une réunion de lancement (Kickoff meeting) RSE afin de faire savoir votre ambition et vos objectifs, de recueillir les idées, impressions, ou même d’identifier les personnes volontaires pour s’impliquer dans la démarche. En plus d’être une réunion de lancement symbolique, ce temps dédié vous permettra d’officialiser la démarche et de fédérer les équipes autour de ce projet.
  • Commencez à vous immerger dans le sujet RSE : abonnez-vous à des newsletters sur le sujet, suivez des comptes sur les réseaux sociaux, ou même écoutez des podcasts. L’objectif ? Que le sujet prenne plus de place dans vos fils d’actualités, afin de rester au fait des grandes actualités. Vous pouvez par exemple vous abonner à la newsletter, au profil Linkedin ou au profil Instagram de La Classe Verte. Nous vous recommandons également la newsletter de Novethic, de l’Orse, et de Mediatico. Et en matière de podcasts, nous vous conseillons L’Empreinte, Smart Impact, Changer la norme de Carenews.

2ème étape : Réalisez le diagnostic RSE de votre entreprise

C’est le véritable point de départ de votre démarche RSE.

Le diagnostic RSE, appelé également audit ou évaluation, est essentiel et peut être réalisé de différentes façons.

Il vise à prendre la température de vos actions RSE à l’instant T. Grâce au diagnostic RSE, vous saurez précisément les sujets sur lesquels vous êtes très engagés, et au contraire les sujets que votre entreprise a peut-être négligés.

L’idée du diagnostic n’est pas de porter un jugement ou de tirer des conclusions hâtives. Il s’agit d’une analyse pragmatique du passé et du présent. Vous aurez, dans les étapes suivantes, tout le loisir de vous pencher sur le futur de votre démarche RSE.

Afin de réaliser votre démarche RSE, il sera important d’utiliser les référentiels et méthodes reconnus. Le cadre de référence le plus couramment utilisé est la norme RSE internationale ISO 26000. Elle est non-certifiante, et propose un cadre méthodologique autour de 7 questions centrales qui balayent l’ensemble des enjeux RSE :

  • la gouvernance de l'organisation ;
  • les droits de l'homme ;
  • les relations et conditions de travail ;
  • l'environnement ;
  • la loyauté des pratiques ;
  • les questions relatives aux consommateurs ;
  • les communautés et le développement local.

Vous pouvez également vous baser sur les 17 Objectifs de Développement Durable fixés par l’ONU en 2015.

Par ailleurs, n’hésitez pas à regarder du côté des « référentiels sectoriels » selon votre domaine d’activité. Certains réseaux ou certaines fédérations ont élaboré des référentiels RSE sectoriels, qui sont très utiles car directement adaptés à vos enjeux. Ainsi, le LEEM (Les Entreprises du Médicament) a diffusé un plan d’engagement sociétal qui présente 6 axes adaptés aux entreprises du secteur.

C’est également le cas de la Fédération Syntec qui représente les entreprises du numérique, de l’ingénierie, du conseil, de l’évènementiel et de la formation professionnelle. Celle-ci a diffusé en 2020 un référentiel RSE sous forme de guide, en partenariat avec SGS, après une période d’expérimentation.

Un diagnostic RSE se compose des étapes suivantes, à adapter selon chaque entreprise :

  • Analyse documentaire
  • Collecte d’informations et indicateurs clés par le biais d’entretiens internes
  • Atelier d’auto-évaluation RSE, sous format participatif
  • Sondage diffusé aux collaborateurs et idéalement aux parties-prenantes externes
  • Analyse globale et restitution

Enfin, il peut être très intéressant de compléter votre diagnostic RSE « général », par des diagnostics plus spécifiques.

Par exemple, si l’impact numérique semble être un enjeu important pour vous, n’hésitez pas à faire un audit d’éco-conception et d’accessibilité de votre site via l’outil Improved Impact, que nous vous recommandons particulièrement. À ce sujet, Improved Impact propose sur notre blog 6 astuces pour un site web éco-conçu et accessible.

Généralement, un diagnostic RSE complet prend 2 à 4 mois.

Considérez cette étape comme la plus grande marche à franchir pour la mise en œuvre de votre démarche RSE. Une fois le diagnostic terminé, vous verrez que tout sera bien plus fluide et limpide. Vous aurez déjà des enjeux qui se dessinent, des points forts, des points faibles. Vous aurez officialisé la démarche et recueilli les premiers retours en internes. Vous n’aurez plus qu’une seule envie : poursuivre la démarche et construire votre plan d’action !

💡 Le conseil pratique :

À ce stade de votre démarche RSE, vous allez devoir de vous faire accompagner, ou bien d’avancer en toute autonomie.

Si vous choisissez de vous faire accompagner, vous pourrez rechercher un prestataire indépendant ou une agence spécialisée en conseil RSE, qui réalisera l’ensemble du diagnostic pour vous.

Une autre option est de faire appel à de la formation, pour vous et/ou pour les personnes qui seront impliquées dans la démarche au sein de l’entreprise, afin de gagner en autonomie.

Chez La Classe Verte par exemple, nous proposons le programme La Classe Verte, un format hybride qui intègre un parcours de formation en ligne, un suivi individuel, une communauté, et l’accès à des outils et ressources. Nous proposons également des outils tels que la checklist de 97 documents du diagnostic RSE, 50 questions-guides ou encore des formations spécifiques à chaque étape de la RSE.


3ème étape : définissez votre stratégie RSE

Maintenant que vous avez lancé votre démarche et réalisé votre diagnostic RSE, il est temps de rentrer dans le vif du sujet : la formalisation d’une réelle stratégie RSE !

Définir sa stratégie RSE, c’est se projeter dans un futur à court, moyen et long-terme, en identifiant clairement les enjeux qui seront à prioriser.

C’est une étape qui peut sembler complexe car il s’agit de rendre le projet RSE réellement « stratégique » et au cœur du plan de développement de votre entreprise.

Pour définir votre stratégie RSE, vous allez avoir besoin de comprendre l’écosystème dans lequel évolue votre entreprise. On parle alors de « parties-prenantes », du terme stakeholder en anglais.

Vos parties-prenantes sont tous les acteurs ou groupes d’acteurs qui sont concernés de près ou de loin par les activités de votre entreprise.

En interne, il s’agira des salariés, des représentants du personnel, des dirigeants, des stagiaires, etc.

En externe, il s’agira de vos clients, fournisseurs, sous-traitants, partenaires, de votre audience sur les réseaux sociaux, mais aussi des acteurs institutionnels, des riverains, ou encore des associations locales.

Vous le voyez : le spectre est très large !

C’est pourquoi, lors de la mise en place d’une démarche RSE, il est indispensable de réaliser une cartographie des parties-prenantes.

En réalisant une cartographie, on vient identifier et hiérarchiser ses parties-prenantes de la façon la plus exhaustive possible, mais on cherche également à préciser le type d’impact RSE. Les impacts RSE sont observés sous différents angles :

  • Impact social
  • Impact environnemental
  • Impact économique

Ils sont soit positifs, soit négatifs, et ils sont réels ou potentiels. Enfin, ils peuvent être « générés » ou « subis » par votre entreprise.

Vous êtes encore là ?

Bien sûr, ce sujet n’est pas évident à prendre en main lorsque l’on débute sa démarche RSE.

Une cartographie de ses parties-prenantes se réalise généralement lors d’un atelier de 3h à 4h, en collectif avec l’ensemble des personnes internes impliquées dans la démarche RSE.

N’hésitez pas à vous faire accompagner ou à suivre notre atelier dédié à la cartographie de ses parties-prenantes.

Les outils en ligne seront également d’une grande aide. Personnellement, nous avons adopté Klaxoon pour réaliser les cartographies de parties-prenantes de nos clients lors des ateliers à distance. Ces outils peuvent également être utilisés après votre atelier, afin de formaliser la cartographie visuellement sur un format numérique.

Vous pouvez également observer les cartographies publiées par certaines entreprises dans le cadre de leur démarche RSE. Par exemple ici avec les cartographies de de la Mutualité Française Centre Val de Loire, et de Publicis Groupe.

Une autre façon de poser les bases de sa stratégie RSE est de réaliser une analyse PESTEL, afin de comprendre votre environnement et contexte. C’est particulièrement adapté si votre entreprise évolue dans un secteur en tension, que ce soit sur le plan économique, politique, réputationnel ou encore réglementaire.

Pour réaliser l’analyse PESTEL de votre entreprise, procédez à un brainstorming et listez l’ensemble des facteurs d’influence sur votre entreprise pour chacune des catégories suivantes :

  • Politique (ex : incitation à la RSE)
  • Économique (ex : hausse du coût des matières premières)
  • Socioculturel (ex : tendances pour le bio)
  • Technologique (ex : innovations et démarches d’éco-conception chez vos concurrents)
  • Écologique (ex : raréfaction des matières premières)
  • Légal (ex : durcissement du droit de l’environnement dans votre secteur)

Vous pourrez ensuite étayer les facteurs d’influence avec des informations qualitatives et quantitatives (presse, études, articles, concurrence, etc.), avant de repasser sur la liste et hiérarchiser les facteurs d’influence par ordre d’importance. Cela vous permettra d’aboutir à une matrice PESTEL synthétique.

Enfin, nous vous recommandons particulièrement de réaliser un benchmark RSE, afin d’observer :

  • Les bonnes pratiques RSE dans votre secteur d’activité et sur votre territoire d’implantation
  • Les freins, les difficultés
  • Les labels RSE les plus utilisés dans votre domaine
  • Les prises de parole des dirigeants, les engagements publics
  • Les enjeux réputationnels, politiques, etc.

C’est une étape souvent négligée, mais elle est pourtant essentielle et enrichissante !

Avec tous ces éléments en main (diagnostic, cartographie des parties-prenantes, benchmark etc.) vous serez en mesure de dégager les grands axes de votre stratégie RSE en quelques semaines.

En collectif, formulez votre stratégie RSE sous forme d’objectifs SMART, et projetez-vous à 2 ou 3 ans. Vous pouvez formuler autant d’objectifs que nécessaire mais nous vous conseillons de vous limiter à 5 à 10 objectifs.

💡 Le conseil pratique :

Il peut être tentant de vouloir tout faire à la fois. De se projeter sur des objectifs en matière d’énergie, de numérique, sur les conditions de travail, ou encore le soutien à des associations locales. Bien sûr, c’est le scénario idéal d’une entreprise qui a réalisé sa transformation sociale et environnementale.

Mais lorsque l’on débute dans sa démarche, il est bien plus efficace d’y aller pas-à-pas, et de prioriser les actions qui auront un impact immédiat.


4ème étape : transformez votre stratégie en plan d’action

Vous avez désormais pensé et imaginé la stratégie RSE de votre entreprise.

Vous avez formulé 5 à 10 objectifs concrets et mesurables à atteindre d’ici 2 ou 3 ans.

Maintenant : place à l’action !

Pour chacun des objectifs RSE que vous vous êtes fixés, il vous faudra décliner plusieurs actions.

Vos actions devront :

  • Permettre l’atteinte de l’objectif
  • Être réalisables à court, moyen ou long terme
  • Être choisies de façon cohérente avec l’ensemble de la stratégie
  • Faire l’objet d’un consensus en équipe
  • S’inscrire dans un plan d’action facile à prendre en main

Cette 4ème étape est essentielle car c’est là où vous pourrez réellement intégrer le management de projet à votre démarche RSE. C’est à ce moment-là que vous allez vous projeter, non seulement via vos objectifs, mais surtout via des engagements concrets et suivis dans le temps, répartis au sein de votre équipe.

C’est pourquoi cette étape devra être la plus collaborative possible.

Nous préconisons toujours d’organiser un atelier participatif dédié au Plan d’action RSE.

Selon la taille de votre entreprise, vous pourrez inclure l’ensemble des équipes ou uniquement une équipe resserrée mais représentative (ex : COPIL RSE). Pensez en effet à inclure tous vos collaborateurs dans cette étape : certains n’osent pas toujours s’impliquer dans les projets d’envergure de l’entreprise, mais sont très engagés au niveau personnel. Ils ou elles ont peut-être une expertise particulière, par exemple sur le Zéro Déchet ou le numérique, qui pourrait nourrir la démarche RSE. Et surtout, ce sera l’occasion pour eux de manifester leur intérêt à contribuer à la mise en place du plan d’action RSE !

Lors de cet atelier, il sera important de cadrer la gouvernance applicable de votre projet RSE :

  • Qui fait quoi ? Qui pilote quoi ?
  • Qui collecte les indicateurs ?
  • Qui reçoit l’information ?
  • Comment tient-on nos équipes au courant

Enfin et surtout, cet atelier doit aboutir à un réel plan d’action structuré.

Pour cela, repartez de vos objectifs et listez toutes les actions envisageables pour les atteindre. Puis effectuez un travail de priorisation en fonction des critères suivants :

  • Faisabilité budgétaire
  • Faisabilité technique
  • Faisabilité ressources humaines
  • Faisabilité du marché

Soyez ambitieux dans la formulation de vos actions, mais limitez-les à 3 actions maximum par objectif.

Vous aurez ainsi en main une liste de 5 à 30 actions, par ordre prioritaire selon différents critères. N’hésitez pas à ce moment-là à procéder à un regroupement thématique des actions pour aboutir à un nombre plus restreint.

Les 5 actions prioritaires seront celles sur laquelle vous pourrez concentrer votre stratégie RSE dans les prochains mois, d’autant plus si cette démarche est nouvelle pour vous.

Rien ne sert de s’éparpiller et de vouloir agir sur tous les fronts. La RSE, vous l’avez vu, est très large et concerne des sujets très variés.

Bien sûr, l’idéal serait de tous les intégrer dans une stratégie globale mais il est bien plus efficace d’agir à 100% sur quelques actions, plutôt que de faire du « saupoudrage ».

Ensuite, pour chaque action prioritaire, précisez :

  • Les sous-objectifs
  • Les indicateurs à collecter pour suivre l’action
  • L’indicateur cible (objectif chiffré) si c’est pertinent
  • Les moyens pour y parvenir : techniques, budget, temps
  • Le rétroplanning : date estimée de démarrage et fin

Vous avez réussi à détailler tout cela pour chacune de vos actions prioritaires ? Bravo, vous avez en main votre plan d’action RSE !

Afin de faire vivre votre démarche RSE au quotidien, entourez-vous d’outils de pilotage et d’animation.

À minima, nous vous conseillons de mettre en place :

  • Un canal d’échanges interne (via Slack, Teams ou autre) avec des chaines thématiques
  • Un dossier partagé répertoriant votre stratégie RSE, plan d’action synthétique, pitch-deck et autres argumentaires pour vos équipes
  • Un outil de pilotage permettant de lister vos actions dans un rétroplanning, d’attribuer des tâches au sein de vos équipes, et de suivre vos indicateurs RSE

En ce qui concerne l’outil de pilotage RSE, vous pourrez bien sûr utiliser des applications simples et adaptées à tout type de projet collaboratif. Chez La Classe Verte on a adopté Notion ! On a également réalisé un modèle de plan d’action RSE et de plan de communication directement sur cet outil, très personnalisable, disponible dans le programme La Classe Verte.


Si votre entreprise commence à avoir une taille PME-ETI, il sera plus pertinent de se tourner vers les outils spécialisés, et payants. Et pour cela, nous vous conseillons notamment Tembo Tool, qui intègre un tableau de bord et qui permet également d’aligner vos actions RSE aux 17 Objectifs de Développement Durable et à la norme ISO 26000. Tembo Tool est une start-up nantaise, qui fait évoluer l’outil en fonction des besoins des utilisateurs. N’hésitez pas à contacter les fondatrices Kahina ou Léa de notre part !

💡 Le conseil pratique :

Lors de la structuration de votre stratégie RSE en plan d’action, il est primordial d’anticiper la démarche de reporting que vous allez mettre en place.

Cela peut sembler procédurier voire inutile, mais c’est pourtant là que se jouera la qualité de votre démarche RSE.

Vous pourrez avoir les meilleures ambitions, les plus grands objectifs, les plus formidables actions : si vous n’êtes pas en mesure de suivre, mesurer, et améliorer vos engagements, votre démarche RSE sonnera creux… Et elle sera creuse !

Et pourtant, il est encore courant de voir des entreprises se lancer dans une démarche RSE à grands coups d’annonces en fanfare, pour ensuite abandonner leur plan d’action dans un document Excel sur lequel personne ne remet la main…

L’amélioration continue sera la clé de la réussite de votre démarche RSE.

Et pour cela, retenez 4 lettres : PDCA.

Plan.

Do.

Check.

Act.

Planifiez et structurez votre plan d’action ; agissez et mettez en place vos actions ; surveillez leur évolution ; réagissez en fonction. Cette méthode PDCA est un cycle continu, qui permet, certes, de faire des erreurs, mais surtout d’améliorer et de perfectionner ses actions.


5ème étape : communiquez et valorisez votre démarche RSE

Vous y êtes. Vous avez enfin en main votre démarche RSE : elle est concrète, palpable, et n’attend qu’une chose : se déployer pour faire vivre vos engagements sociaux et environnementaux !

Peut-être même que vous avez déjà commencé à mettre en place quelques actions.

À ce stade, vous vous posez sûrement une question essentielle : « comment en parler ? ».

Cette dernière étape est la plus délicate. Lorsqu’il s’agit de communiquer et valoriser une démarche RSE, on entend généralement toutes les idées reçues sur le sujet :

  • « C’est du greenwashing »
  • « La RSE, c’est que de la com’ »
  • « C’est pour se faire mousser »
  • « C’est du vent »


On vous arrête tout de suite.

Bien évidemment, il existe des entreprises qui communiquent sans éthique. Bien évidemment, le greenwashing, le socialwashing voire même le purposewashing existent, et sont à combattre.

Mais toute démarche RSE n’est pas associée à ce type de pratiques, bien au contraire.

Bien souvent, on constate que de nombreuses entreprises mettent en place des actions et sont engagées depuis des années, mais n’en parlent pas. Soit parce qu’elles n’en voient pas la nécessité, soit parce qu’elles ont peur de mal faire.

Alors, comment communiquer et valoriser sa démarche RSE ?

Dans un premier temps, il sera important de savoir ce que l’on veut communiquer, comment, et quand. Il ne s’agit pas de communiquer tout de suite, mais d’anticiper et cadrer les messages clés.

Il existe une sorte de dicton dans le monde de la RSE, qu’il est intéressant de souligner ici :

Le savoir-faire avant le faire-savoir.


Et en effet il est essentiel, dans le cadre d’une démarche RSE, d’intégrer des principes éthiques et responsables dans ses actions de communication. Il sera probablement nécessaire d’attendre quelques mois avant de faire connaître vos engagements, parce qu’au début vous manquerez d’informations concrètes et chiffrées sur vos résultats.

Cela ne vous empêche pas de communiquer sur vos « coulisses » et sur le fait que vous êtes en train de mettre en place des actions RSE.

Au contraire, cela pourra être très intéressant pour vos clients, vos partenaires, votre audience, de savoir que vous êtes sur le chemin d’un impact plus positif. Ils pourront certainement vous soutenir dans cette démarche, et seront peut-être inspirés à faire de même de leur côté. En quelque sorte, vous montrerez l’exemple !

Vous pouvez également valoriser vos engagements au sein de vos réseaux de proximité : évènements locaux, trophées et prix dédiés à la RSE, clubs d’entreprises, etc.

Par la suite, vous aurez en main suffisamment d’éléments pour communiquer sur vos actions RSE :

  • Des indicateurs de suivi de qualité et authentiques, démontrant un impact positif (ou une réduction d’un impact négatif)
  • Des preuves ou témoignages écrits, photos, vidéos ou audio de vos actions
  • Une démarche RSE éventuellement évaluée par un tiers indépendant, notamment dans le cadre d’un label RSE, d’une évaluation EcoVadis, ou encore de la qualité juridique de société à mission

💡 Le conseil pratique :

Si vous avez besoin de conseils pour mettre en place un planning éditorial, on vous en fournit un ici.

Si vous êtes à la recherche d’idées de contenus orientés « marque responsable », découvrez notre article « 5 idées de contenus pour améliorer l’image de votre entreprise ».

Enfin, si vous souhaitez recevoir 5 e-mails avec des cas pratiques, exercices et outils pour apprendre à communiquer sur les réseaux sociaux, découvrez notre Challenge gratuit.


Le mot de la fin

La mise en place d’une politique RSE n’a pas réellement de fin.

Comme le démontre cet article, les 5 étapes que l’on vous a présentées s’inscrive dans un cycle d’amélioration continue (PDCA). Tout l’enjeu est d’essayer, d’agir et d’ajuster, au même titre que le principe du « Test & Learn ».

Bien sûr, il est nécessaire de démarrer par un diagnostic et de terminer par un suivi et une diffusion (éventuelle) de ses actions.

Mais dans tout projet RSE en entreprise, la flexibilité est primordiale.

  • Il est possible de réévaluer ses enjeux RSE à +6 mois ou un an si l’on estime que c’est nécessaire.
  • Il est possible de modifier les modalités de suivi et les indicateurs que l’on avait initialement prévus pour ses actions environnementales.
  • Il est possible de renoncer à une action parce qu’elle semble moins pertinente par rapport à un contexte changeant.

Et au contraire, il est possible et conseiller de mettre en place de nouvelles actions au fil de l’eau parce que l’urgence de l’actualité l’exige. Nous écrivons cet article au moment où le 6ème rapport du GIEC vient de sortir. Et face à ces nouvelles conclusions sur le changement climatique, le monde économique doit également faire preuve d’adaptation.

Chaque entreprise, de la plus petite à la plus grande, peut intégrer une stratégie RSE adaptée et sur-mesure.

Comme pour tout projet d’entreprise, la RSE nécessite de la rigueur, de l’organisation, et une touche de collaboratif.

Si vous hésitiez encore à vous lancer, cet article devrait vous convaincre de franchir le pas : promis, le jeu en vaut la chandelle !

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